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  • Noémie de Souza

Echange universitaire en Corée du Sud : impressions sur la première semaine


Cela va peut-être vous paraître étrange, mais je crois qu’il y a des saisons dans une vie. Il y a un temps pour tout sous le soleil, un temps pour aimer, un temps pour pleurer, un temps pour espérer et, il y aussi des périodes de transition. Parfois, on voit venir le changement, on l’attend avec impatience ou on le redoute, et d’autrefois il nous tombe dessus sans prévenir. C’est un peu ce qui s’est passé pour moi. Partir étudier en Corée, c’est un projet que j’ai mûrement réfléchi mais qui paradoxalement s’est fait de manière assez impromptue. En novembre, je prenais la décision de partir, puis je recevais en décembre la lettre d’acceptation de mon université coréenne. Et alors tout s’est enchaîné : passer les partiels pour valider ma licence, faire mon visa, déménager de mon studio dans lequel j’avais passé cinq années de ma vie. Et sans m’en rendre compte, j’étais dans un avion en direction de Séoul. Sans m’en apercevoir, une page de ma vie s’était tournée. C’est ainsi que j’ai quitté ce qui m’était familier pour un avenir incertain mais rempli d’espérance.


La Corée du Sud est un pays que j’ai eu la chance de visiter à deux reprises et qui m’a fait jusqu’à présent bonne impression. Aussi, c’était avec une indubitable joie que j’avais hâte d’entamer cette nouvelle étape de ma vie. Et pourtant, les choses ne se sont pas passées comme je l’avais imaginé en raison de la pandémie qui sévit à l’heure actuelle. En effet, ce pays a été l’un des premiers touchés comme vous devez sûrement le savoir. De ce fait, le gouvernement a très rapidement pris des mesures telles que la fermeture temporaire des universités, afin de prévenir la propagation du virus. Ces dernières ouvriront leurs portes deux semaines après la date prévue et les premières semaines les cours auront lieux en ligne.


A mon arrivée, l’ambiance du pays était lourde et pesante, et au fur et à mesure des jours, il y avait davantage de cas, et de plus en plus d’endroits fermaient leurs portes. Des lieux qui étaient normalement remplis de vie étaient désormais désertiques.

Alors, on se demande comment profiter de l’opportunité qui nous a été donnée en dépit des circonstances.


Je suis arrivée à la conclusion qu’il fallait faire, dans un premier temps, les choses qui nous étaient toujours possibles de faire et dans un deuxième temps, d’utiliser les circonstances pour ralentir notre rythme, prendre le temps de se retrouver dans un monde qui va toujours à cent à l’heure, et d’ainsi changer le mal en bien.


Comment cela s’est concrètement traduit lors de cette première semaine ?


J’ai fait ce que tout étudiant en échange universitaire aurait fait. Le premier jour je suis allée chercher tous mes documents importants à la faculté, j’ai emménagé dans ma chambre étudiante, fait la connaissance de ma coloc ainsi que d’autres étudiants. Alors certes, il a fallu oublier toute journée ou week-end d’intégration mais cela n’est pas grave, car il y en aura tout le temps plus tard pour faire connaissance avec le reste de la promotion. J’ai eu également la chance de pouvoir explorer les alentours de ma faculté qui gagnent à être connus.

D’un autre côté, j’ai vraiment eu la possibilité de me reposer. Lors de ma semaine de partiels, je faisais des nuits de 1h30, et puis après je n’ai guère plus dormi. Alors, le fait de pouvoir vraiment dormir sans contraintes a été libérateur. Cela m’a également permis d’avoir plus de temps pour les personnes qui sont autour de moi et par la même occasion de recentrer mes priorités.


Aujourd’hui, je me dis que cela aurait pu être pire, surtout maintenant que je vois ce qui se passe dans d’autres pays. De plus, la situation semble s’améliorer en Corée du Sud, et j’espère que cela sera très bientôt le cas partout dans le monde. Quoi qu’il en soit, je suis de tout cœur avec les personnes qui sont touchées par ce virus de manière physique ou économique, et celles qui sont en quarantaine. Cela va peut-être vous sembler cliché mais je prie pour un avenir meilleur pour tous.


Bon courage à vous qui me lisez !

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